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Les forces françaises de l’opération Barkhane vont « accompagner » celles du G5 Sahel

Le ministre français des affaires letrangeres. Jean-Yves Le Drian

Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la France, a indiqué que les forces armées du G5 Sahel, riches de 5.000 hommes, seront épaulées par celles de l’opération Barkhane jusqu’à la pacification de la région.

La force française Barkhane accompagnera la future force conjointe des pays du G5 Sahel jusqu’à ce que « la situation soit pacifiée » dans la région, a déclaré Jean-Yves dans une interview au Monde ce 30 juin.

Accompagner les forces du G5 Sahel, « une priorité » pour Le Drian. « Cette force est d’abord destinée à sécuriser les frontières en particulier dans les zones où évoluent les groupes terroristes. Elle fait du contre-terrorisme. C’est une priorité pour Barkhane de l’accompagner dans la durée« , a noté Jean-Yves Le Drian.

Les groupes djihadistes liés à Al-Qaïda qui avaient mis la main sur le nord du Mali en 2012 en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France.

Un terrorisme territorial redevenu « dangereux » au Mali. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, et les tensions s’étendent à d’autres régions du pays. Le « terrorisme territorial et militarisé, qui occupait la moitié nord du Mali et menaçait sa moitié sud« , est devenu un « terrorisme d’opportunité et de harcèlement« , analyse Jean-Yves Le Drian.

« Mais il est redevenu dangereux » parce qu’un des chefs djihadistes, Iyad Ag Ghali, a « réussi à fédérer des groupes disparates, y compris peuls« , concède le ministre.

Les forces du G5 Sahel devraient être composées de 5.000 hommes. Dans ce contexte, la future force du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad), qui doit comprendre 5.000 militaires, policiers et civils, aura besoin de financements et de soutien pour se former et s’équiper.

« Pour l’instant, le G5 Sahel c’est un bataillon par pays, avec un niveau d’équipement encore faible. Il faut l’aider à monter en puissance « , a souligné Jean-Yves Le Drian.

Nord Sud Journal avec Europe1

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