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Mali: Le chef djihadiste Al-Sahraoui accuse et menace les « Pharaons » des deux communautés du Mali

Paysage sahélien un jour d’Harmattan au Niger.
© © IRD / Florence Boyer

Au Mali, le chef djihadiste Abou Walid Al-Sahraoui, qui a prêté allégeance à l’organisation Etat islamique, déclare la guerre à deux hommes de la communauté Daoussak et Imghad du nord Mali qu’il accuse de collaborer avec la France.

C’est une traduction en français d’une lettre présentée comme provenant de Abou Walid Al-Sahraoui, l’ancien porte-parole de MUJAO devenu depuis quelques mois l’émir de l’Etat Islamique au Sahel. Dans cette lettre, datée du 27em jour de Ramadan, Abou Walid Al-Sahraoui, accuse les « les pharaons » des communautés Imghad et Daoussak d’avoir défendu le Niger et la France, s’exposant ainsi aux représailles des combattants du groupe Etat islamique au Sahel. Le chef djihadiste fait allusion à deux chefs de groupes armés maliens, Moussa Ag Acharatoumane, du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA), et le général Gamou, leader du Gatia.

Cette lettre n’arrive pas par hasard. Début juin, ces deux groupes armés s’étaient lancés à la poursuite de terroristes qui avaient attaqué une base de l’armée nigérienne à la frontière entre les deux pays. Une opération qui a impliqué également des soldats français. Selon des sources sécuritaires, quinze terroristes avaient été tués. Une attaque que l’on prête aux hommes d’Al-Saraoui.

Depuis quelques mois, le MSA et le Gatia étendent leur influence dans la région de Ménaka sur le plan politique et sécuritaire. « C’est ce qui perturbe les opérations de Al-Saraoui, devenu de plus en isolé et affaibli», estime Moussa Ag Acharatoumane, qui affirme que les opérations de sécurisation de la région ne s’arrêteront pas.

Nord Sud Journal

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