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Attentat de Londres : le maire tente de rassurer une ville sonnée

Crédits photo : AFP

Londres s’est réveillée ce dimanche après une nuit de terreur. Un mois et demi après l’attaque du pont de Westminster (5 morts, plus de cinquante blessés) et douze jours après l’attentat de Manchester (22 morts), la capitale britannique est à nouveau frappée en son cœur. Son maire Sadiq Khan loue la réaction des forces de l’ordre.

Correspondant à Londres

Trois assaillants ont foncé samedi soir à 22h08 sur la foule sur London Bridge à bord d’une camionnette, avant d’attaquer des passants au couteau sur place et dans le marché de Borough Market, à côté. Les trois hommes ont été abattus par la police huit minutes plus tard. Bilan: sept morts et 48 blessés, dont plusieurs dans un état grave. Quatre Français figurent parmi les victimes.

Ce dimanche matin, la présence policière a été renforcée dans la capitale, via des patrouilles d’agents armés et non armés. Le maire, Sadiq Khan, a dénoncé ces «terroristes lâches» attaquant «des Londoniens innocents qui s’amusaient un samedi soir». Il a cherché à rassurer les habitants. «Il n’y a pas de raison de s’inquiéter. Londres est la ville la plus sûre du monde», a-t-il dit dimanche matin, louant la réaction rapide des forces de l’ordre.

La première ministre Theresa May a présidé une réunion de crise à Downing Street. Elle a assuré que les élections de jeudi étaient maintenues. Le seuil d’alerte terroriste avait été relevé à son niveau maximal de «critique» après l’attentat de Manchester, pour repasser au stade «sérieux» quelques jours plus tard, signifiant qu’une attaque n’était plus «imminente» mais tout de même «hautement probable». Sadiq Kahn a défendu cette décision.

Toute la nuit, les Londoniens ont fait preuve de solidarité avec les personnes affectées. Les propositions d’hébergement et d’assistance ont afflué sur les réseaux sociaux. «Des membres du public ont couru vers le danger, a rendu hommage la chef de la police, Cressida Dick. Beaucoup ont risqué leur propre sécurité pour aider les autres, porter assistance aux blessés graves et même pour se mettre en travers des suspects.» A cinq jours d’élections législatives, les partis politiques ont suspendu leur campagne.

Panique

Samedi soir, la panique s’était emparée du quartier lorsque peu après 22 heures, plusieurs personnes ont été fauchées par un véhicule sur le London Bridge, certaines projetées en l’air. Dans un pub, le Mudlark, juste en-dessous de London Bridge, une femme ensanglantée a fait irruption pour demander de l’aide. «Elle avait été poignardée à la gorge», a raconté un témoin, Alex Shellum, à Fairfax Media.

Londoniens et touristes dans les restaurants ou supporters de foot venus regarder la finale de la Ligue des champions dans les bars alentours ne savaient pas s’ils devaient se réfugier à l’intérieur ou fuir. Des foules angoissées ont déferlé en hurlant dans les rues, tentant de regagner leur domicile, au son des sirènes. «Run, run» («courez»), entendait-on. Les forces de l’ordre à la recherche de complices ont fait irruption dans certains établissements à la recherche de terroristes, intimant l’ordre aux consommateurs de se coucher au sol. Coups de feu et bruits d’explosion ajoutaient à la confusion.

Hélicoptères survolant les lieux, bateaux de la police sur la Tamise, cordons de sécurité, toute la nuit, la ville a été coupée en deux par l’opération de sécurisation. London Bridge est l’un des points de circulation les plus importants de la capitale. Ce pont très chargé est un axe majeur pour relier les quartiers sud. La gare du même nom, sur la rive sud, au pied de la tour Shard, est l’une des plus chargée du pays, empruntée chaque jours par des dizaines de milliers de banlieusards. Le marché Borough Market, juste à côté, abrite de nombreux bars et restaurants. Dimanche matin, le quartier restait cerné par un périmètre de sécurité. La police a appelé ceux qui se trouvaient à l’intérieur à rester sur place. La gare de London Bridge était fermée, le trafic entièrement suspendu.

Le figaro

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