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Mali : quoi de neuf pour le futur mandat de la Minusma ?

L’attaque menée contre un camp de la Minusma ce 3 mai 2017 a fait 9 blessés parmi les Casques bleus et un mort, dont l’identification est encore en cours. © Ministry of Defence, Netherlands/CC/Wikimedia Commons

Le mandat de la Minusma prendra fin le 30 juin et sera – sauf surprise majeure – renouvelé pour une durée d’un an. Force de réaction rapide, soutien accru à l’armée malienne, appui au G5 Sahel… Voici les principales pistes attendues dans la nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

Jean-Pierre Lacroix, le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, a effectué du 15 au 17 mai une visite au Mali, durant laquelle il a notamment planché sur le renouvellement du mandat de la Minusma, qui arrive à terme le 30 juin. Le Conseil de sécurité de l’ONU devrait en débattre à New York mi-juin, et très certainement reconduire le mandat de la force jusqu’à fin juin 2018.

Selon un responsable onusien, trois axes sont privilégiés : renforcer le rôle de la Minusma au sein de la médiation internationale (dont les Nations unies espèrent que le leadership, assuré par l’Algérie, ne sera pas affecté par le départ de Ramtane Lamamra du ministère des Affaires étrangères) ; développer la coopération militaire entre les Casques bleus et l’armée malienne, notamment en menant davantage d’opérations et de patrouilles conjointes ; enfin, appuyer les initiatives du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad), en particulier la mise en place de sa force commune, dont la création avait été annoncée début février à Bamako.

La force d’intervention rapide au ralenti

Un des piliers du nouveau mandat de la Minusma est censé être sa future force d’intervention rapide, basée à Mopti (centre du Mali). Composée d’un bataillon d’environ 650 militaires sénégalais, appuyés par deux hélicoptères, cette force n’est toujours pas opérationnelle alors qu’elle devait être déployée en février.

Pourquoi un tel retard, alors que la situation sécuritaire est alarmante dans le Centre et le Nord ? Responsables sénégalais et onusiens se renvoient la balle. À Dakar, un officier affirme qu’une mission de reconnaissance a été envoyée à Mopti début mai et qu’un « certain nombre de prérequis, concernant notamment les installations dans le camp, devaient être satisfaits » avant que les troupes ne soient déployées.

Du côté de l’ONU, où l’on s’agace de ce retard et de certaines exigences des Sénégalais jugées irréalistes (comme l’installation d’abris blindés pour les hélicoptères), on affirme au contraire que le camp est prêt depuis la mi-mars et que toutes les modalités convenues au préalable avec Dakar « ont été respectées ». Malgré ces différends, la situation serait en passe d’être réglée. « Les premiers soldats sénégalais doivent arriver à Mopti courant juin », assure un haut gradé de la Minusma.

Jeune Afrique

 

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