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Burkina Faso-Mali: La force Barkhane indique avoir tué deux djihadistes dans la bataille de la foret de Fhero

Un soldat malien et un militaire français de l’opération Barkhane.
© PASCAL GUYOT / AFP

Au Mali, le déploiement militaire Barkhane a communiqué les résultats de l’opération Panga, qui s’est déroulée du 27 mars au 10 avril à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso. C’est au cours de cette opération que le caporal-chef Julien Barbé est mort, tué dans un accrochage avec des terroristes.

« Deux terroristes tués, huit autres capturés ainsi qu’une dizaine de suspects remis aux autorités burkinabè », voilà le bilan de plus de deux semaines d’opérations transfrontalières dans la très sensible forêt de Fhero. L’armée française ne précise pas dans quelles conditions les deux personnes présentées comme terroristes ont été tuées, ni comment les autres ont été capturés. De leur côté, «les soldats burkinabés ont arrêté plus de deux cents personnes, essentiellement des jeunes peulhs retrouvés dans les villages près de la forêt de Fhero », a affirmé une source de renseignement postée sur la frontière avec le Mali. Qui ajoute « Certains jeunes identifiés comme de simple villageois ont déjà été relâchés, mais le travail d’identification risque d’être long car il y a certainement des djihadistes parmi ces personnes arrêtées ».

Un véhicule saute sur une mine

« Il y a effectivement des djihadistes qui ont été arrêtés par les soldats burkinabés, mais au moment de leurs arrestations, ils n’avaient pas d’armes sur eux », explique un villageois à la frontière.

Il faut souligner que c’est lors de cette opération qu’un militaire français a trouvé la mort dans une embuscade. Un véhicule de Barkhane a d’abord sauté sur une mine puis les assaillants ont ouvert le feu sur les équipes du génie venues sécuriser la zone.

L’opération a mobilisé les armées de trois pays et Barkhane a mis à disposition ses hélicoptères, ses moyens de ravitaillement aérien et ses blindés sur le terrain. Des chasseurs-bombardiers Mirage 2000 et les drones Reaper qui décollent, eux, de Niamey ont aussi été mis à contribution.

Coopération transfrontalière

C’est la première fois qu’une opération de coopération transfrontalière va aussi loin dans les échanges ; ainsi, un détachement de soldat français a même opéré du côté Burkinabé, souligne une source sécuritaire. Nord Sud Journal avait révélé dans que le soldat français est mort côté burkinabè et non côté malien comme annoncé par les autorités française au début de cette vaste opération. L’intégralité de cette opération, qui a mis à contribution plus de 1 200 hommes, a été dirigée depuis Mopti, dans le centre du Mali.

Nord Sud Journal avec Rfi

 

 

 

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